Un déci (hips !)…

Thème: Un verre d'indécis • 17 septembre 2025 • par Christian Dick

L’apéro, c’est selon. Certains ont puisé dans leur cave, au guillon, et y sont restés, les plus hardis en sont remontés quelques bouteilles plus tard et se sont installés comme ils pouvaient.

On peut ne pas faire dans l’excès. La victoire, le mariage, la naissance, le succès, la joie, l’amitié, l’amour, les réunions familiales ou professionnelles, une promotion, la mort même réunissent autour d’un verre celles et ceux qui célèbrent l’événement. Dans ces grands moments, parfois solennels, c’est encore le verre qu’on fait tinter pour demander le silence. Puis, c’est le verre plein qu’on lève pour réclamer la joie et la santé, le bonheur ou la prospérité. Et c’est encore le vin du calice qui tourne autour de l’autel.

Il n’y a pas d’heures. Ni de temps. L’être humain ressent ce besoin de compagnie, d’un moment de la journée propre à partager son émotion, ses souvenirs, ses projets, pour écouter ou raconter une histoire ou une anecdote. En anticipant ce moment précieux et convivial, il s’en réjouit d’avance. Il le prépare. Et l’heure buvable approchant, il le fête dignement, fièrement.

Le verre porte l’espérance et la joie. Il en redemande. On le voit, notre culture est imprégnée de ce besoin, de cette attente. D’ailleurs, le vignoble ou les traditions viticoles ne sont-elles pas entrées à plusieurs reprises dans la liste du patrimoine mondial ? Noé n’a-t-il pas planté la vigne avant toute autre plante ?

Jamais donc ne cesse d’être question de boire un verre, le premier ou le dernier, à l’amitié ou à l’inconnu. Jamais ne manque l’envie de le vider, de partager la bouteille, de trinquer à la santé du prochain. Mais pas toujours. C’est qu’il y a les autres, les indécis qui regardent le verre, hésitant sur le terme d’à moitié vide ou d’à moitié plein, ne sachant pas s’il faut le vider ou le poser.

Les esprits chagrins diront évidemment qu’on peut critiquer le matin et médire le soir. Ici, nous honorons les circonstances. Nous relions le verre à l’événement.

Alors, levons ce verre ! Et buvons à la santé d’un déci (ou d’indécis) de plus !


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