Héros de l'écologie

Thème: L'éboueur spatial • 16 septembre 2025 • par Sima Dakkus Rassoul

Nature généreuse et pure, s’il n’y avait pas tous ces humains inconscients qui la salissent, la polluent. Des forces humaines, elles aussi, s’élèvent contre tant d’insouciance. Heureusement les généreux gouvernements ont organisé ces services d’éboueurs aux bras noueux. Mais les mêmes meneurs jouent sur la peur de l’avenir et sur son contraire à la fois. Et les voix des citoyens de la terre, me direz-vous ?


« Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue », selon Einstein. Chaque système se protège au-delà de la vérité et de mensonge. Fait indéniable. Chacun se débarrasse de ses déchets dans les pays économiquement faibles ou défendant très mal leurs intérêts. Et pour cause, leurs dirigeants étant souvent à la solde des états profiteurs.


Je me souviens que souvent, lorsque j’entendais dire, en Suisse, que l’Afghanistan était un pays pauvre, je souriais discrètement. Un jour, adolescente, je participai avec ma mère à une conférence sur l’Afghanistan. C’était au milieu des années soixante.

Nous avons eu une série de très belles photos de ce magnifique pays, des plaines, des montagnes, des champs, des prés, tout sauf des gens. Ma mère demanda au conférencier, pourquoi il avait donné une telle importance aux paysages et où était les Afghans ? Elle eut pour réponse qu’il n’y avait rien d’autre.


Maintenant, je rirai à grand éclat, car ma génération d’Européens, fille et garçon, se sont embarqués pour les mirages de l’Orient, sur le chemin de Katmandou, et se sont nécessairement arrêté dans le pays afghan. Ils ont admiré l’hospitalité afghane et mesuré à quel point ce monde était loin de leur imaginaire, même s’ils ont hélas goûté aux paradis artificiels, dont les arts ont imprégné le psychédélisme.


Sur un plan essentiel, les matières premières manquant dans les contrées avancées, où va-t-on chercher ce qui est nécessaire à l’industrie, à la fabrication des armes, voire à des matériaux de construction ? Un témoin m’a dit qu’en creusant le ventre de la terre dans son pays, à la recherche de l’or, aucun citoyen de ce pays n’avait le droit d’approcher de la mine. Pour ne pas salir la mine ?


La fuite des cerveaux de ces pays qui constitue un bénéfice à jamais non reconnu de la migration, provenant des difficultés non résolues, telle que le silence interdisant la liberté d’expression dans l’absolu, ou en la rendant difficile. Dans les pays de leur exil, ces mêmes migrants peuvent jouir de libertés restreintes, néanmoins existantes, qui en font de grands chercheurs, éboueurs de la pollution mentale invisible humaine.


De grands scientifiques, parmi lesquels le physicien Philippe Guillemant, nous parle de la physique quantique et d’un retour à l’humain. D’autres à un retour aux sens, les cinq plus un, l’intuition. Et d’une nouvelle définition de la conscience qui décoiffe. Les éboueurs, les grands et les petits nous épouillent les vieilles idées qui ne pourront mener le monde que s’il est endormi ou flottant dans l’espace et le temps identifiés il y a longtemps comme sans frontières. Les limites de notre perception font des séquences que l’on donne pour le réel.


Sima Dakkus Rassoul

11 août 2025



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