Je ne reconnais plus ni les murs ni les rues
Thème: Je vous parle d'un temps... • 12 septembre 2025 • par Christian Dick
L’auteur écrit plus loin Moi qui criais famine et toi qui posais nue et Fallait-il que l'on s'aime et qu'on aime la vie.
Oui, c’était le joli printemps de mai. On cueillait des fleurs et les offrait. C’est aujourd’hui une offense. On admirait la ligne d’un sein qu’on s’imaginait caresser jusqu’au matin. Le dire maintenant vous vaut des me too.
Comme Charles, Je ne reconnais plus ni les murs ni les rues.
On parlait entre copains de voitures, de motos et de moteurs. Les vitres électriques étaient un luxe, la puissance une obligation. Avec sa copine, on avalait les kilomètres, juste pour le plaisir, et nous couchions dans l’herbe humide.
Aujourd’hui’ où les jeunes culpabilisent leurs aînés sur tout, c’est à ces valeurs d’insouciance que nous devrions revenir comme à une valeur-étalon. La bohème, la bohème Ça ne veut plus rien dire du tout.
Nous étions quelques-uns
Qui attendions la gloire
Et bien que miséreux
Avec le ventre creux
Nous ne cessions d'y croire
N’étions-nous pas, nous aussi, faits de ce même bois ? Remplis d’espérance et de rêves fous, nous avons presque tout osé.
Mais, avons-nous cessé de croire ? La vie nous a-t-elle rattrapé ? Les années et les contraintes, les factures et la pression sociale, d’acteurs que nous étions, sommes-nous devenus les témoins de notre vie ?
Je me souviens d’un temps…