Où tout vals' et tanguait,
Je me souviens d'un temps
Où il avait tant neigé,
Où les gens du Lac avaient pu patiner.
Je me souviens de tant de temps,
De météo, d'attentes pénibles, de rires et de larmes,
La nostalgie, la joie, la reconnaissance
Je me souviens tu sais !
J'ai des souvenirs, ils sont à moi, uniques
Parfois c'est difficile quand je les communique,
Ces émotions, ces sensations qui,
En moi, brillent, brûlent, oniriques !
Je me souviens un temps,
Deux, trois, mille temps,
Et c'est Jacques, le grand type aux tics qui rapplique !
Je me souviens, tu te souviens, il se souvient,
La grammaire, les livrets
Et les parents qui s'excitent !
Je me souviens du cageot de pommes
Au fond de la classe en hiver,
A la récréation chacun un fruit en paume
Et la saveur des tartes aujourd'hui réplique.
Je me souviens de la mer
Celle qu'on voit danser le long de golfes etcetera…
En famille sur la plage,
Et maintenant je suis solitaire.
Je me souviens, je frémis,
Je me souviens, je suis assourdi
Je me souviens, je pleure, je ris
Je me souviens, je vis !
Tu ne peux pas encore comprendre, mon fils,
Alors mets-toi près de moi
Et, complices du même sang qui dans nos veines file
Je t'explique !
Le temps ne fait rien à l'affaire,
Quand on est... on le reste !
Le temps est relatif.
Un peu comme l'élastique
Qu'on étirerait dans l'eau ou dans l'air.
Le temps lisse puis ride les peaux,
Le temps file et défie nos pensées,
Le temps trompe nos consciences,
Le temps, parfois, est suspendu,
Son fil est rompu par une nouvelle, un événement
Tu vois, mon fils, les liens dans tout cela ?
Le temps ce n'est pas de l'argent comme on l'affirme souvent ;
Le temps est :
Souffle, Vie, Amour...
Et toute une chanson en est bouleversée :
"Je me souviens d'un amour
Que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître,
Un temps
Où on écrivait des billets doux,
Mon poème, mon poème…"