Balle de match

Thème: Des racines nomades / Moustache et bas résille • 12 septembre 2025 • par Fredy Thévoz

Nous sommes dans l’espace Stéphane Hessel, alors je m’indigne et je m’inquiète. Pas pour des broutilles, pas pour des moustaches dépassant des bas résille, non. Je m’inquiète pour notre Police. C’est un métier difficile et risqué, alors je m’inquiète pour nos policiers.

La presse romande relatait récemment le cas de ces agents, agressés par une militante pro climat à Lausanne. Elle a été jugée pour désobéissance civile et pour violences sur plusieurs policiers lors de son arrestation. Imaginez-les, seulement munis de menottes, de matraques, de spray au poivre, juste protégés par leur bouclier et leur casque et à peine entraînés. De plus ils n’étaient que quelques-uns pour maîtriser cette redoutable manifestante, lourdement armée de plusieurs flyers, et rendue si dangereuse par ses années de formation d’animatrice socioculturelle. Alors oui je m’inquiète pour l’état de faiblesse de notre Police et je m'indigne face à ce déchaînement de violence verte et pacifiste.
Heureusement, le procureur vaudois déploie toute son énergie pour faire lourdement condamner les extrémistes du climat. Ce qui rassure, c’est que ce procureur général ne peut absolument pas manquer d’objectivité ni de sens des nuances, ni de sens du bien commun, ni manquer de vision politique en matière de climat, puis qu’il est, depuis des décennies, membre du PLR.

À l’état de faiblesse de notre Police, s’ajoute la malchance. Comme lors de cette intervention : Des individus malfaisants sont signalés, ils menacent gravement la bonne marche des affaires d’une grande banque. Toute une brigade s’apprête à les appréhender et à sauver un monument de la finance. Et voici qu’une bande de jeunes inconscients décide, au même moment, d’organiser une partie de tennis dans cette banque, soi-disant parce qu’elle sponsorise Roger Federer ! Et aussi pour dire, en passant, que la Terre ne doit pas être, qu’une terre battue… t’as Rodgeur ?
Les policiers devaient donc intervenir à l’étage de la Direction Générale. Mais patatras, nos forces du désordre se trompent d’étage et emmènent ces jeunes idéalistes au poste. Cette gaffe policière du siècle a laissé ce bijou de l’économie aux mains des malfaiteurs, investisseurs du fossile. Game over, set et match, le Crédit Suisse est tombé, disparu, avalé, avec quelques milliers de postes recrachés et de petits actionnaires ruinés.

Sans ce grand chelem de la bavure, ce fleuron bancaire mondial aurait évité son plus magistral revers, pas celui de Rodgeur, non ! Il faut suivre… Et la Police aurait connu son plus beau coup de filet (pas celui de Rodgeur). À décharge de la maréchaussée, les auteurs du hold-up étaient habilement déguisés en costumes cravates et, afin de mieux passer pour des banquiers vertueux et prospères, allaient jusqu’à empocher des primes indécentes (pas celles de Rodgeur). Oui de fieffés parachutistes dorés, experts de l’évasion fiscale et du racket (de banque, pas celle de…). Où sont-ils aujourd’hui ? On ne sait pas, ils ont des racines nomades, comme celles qu’il faudra aux gens et aux arbres lorsque l’eau des Pôles réchauffés, entrera dans le hall de l’UBS.

p.s.
Ces jeunes fans de tennis ont été jugés, le droit a condamné leur sens de la justice. C’est la moindre des choses pour avoir empêché de sauver une banque, alors que ces verts écervelés ne voulaient, bêtement, que sauver l'humanité.

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